Tuning Blog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 10 janvier 2007

Photos à Nadine par Raymond Mallentjer

lundi 8 janvier 2007

jeudi 4 janvier 2006 : report Betty Bertrand

Jeudi 4 janvier

Jeudi 4 janvier

 

Texte écrit pendant l’échauffement

 

L’arc de cercle ramène à soi le corps dans le silence

Equilibre vibratoire

Un sol spiral tire à lui l’espace ligamenteux

 

J’imagine une ligne étendue dans un système sans forme

 

Là où un regard tient une tête, une paire de chaussette, une glande,

est pensée, pesée, lancée

reçu en pleine face

 

bâillement de pieds

crie des mains enlacées

l’intuition appelle le désir d’être deux

le corps entend l’autre forme de complicité

glisse comme deux masses

 

un regard sur le sol

et c’est la tête qui fait

fait silence sous les pieds

urine la posture

déforme la matière tricotée à la machine

matière grise qui tourne en rond sous une main en prise de peau

l’animal accompli ses besoins grâce à l’environnement favorable

 

 

Ressort

système pileux

l’épi dresse la direction

 

Enlacer sa respiration

pieds nus vus

pris dans le tourbillon

l’utile dénudage

accordé au bâillement

 

Caresser sa posture

jusqu’à atteindre

une forme de repos

 

Un son grinçant

un son ternaire

postérieur à la composition

pointe son temps dans la direction de l’écoute orbitale

 

J’imagine l’alignement des mots dans le souffle bercé,

tendu vers

la mesure juste

ballotté dans la pointe des pieds

réuni dans ce qui te pends au nez

 

Une main guidée par un éternuement

rencontre perdue

où la pensée s’isole

 

Coiffer l’attente

soupeser l’ivresse sensuelle du vide inter palmaire

 

Le rouge à ongle s’étale

empreinte le circuit électrique

pour atteindre la danse des bras palpés

 

L’œil jouit dans son entre

il murmure des images

escalade la sereine pensée phallique

 

Il vient de tendre son coup pour échapper à la situation inconfortable et retrouver ses pieds

 

Rire la forme étendue

en trois points cachés

armure dénudée

éclat palpé

longtemps là

anatomiquement hésitant

répétant pour sentir la place de l’autre

 

Déplacer son propos pour voir s’il a le même goût musculaire

ici et là-bas

le goût de la noix

dans l’os iliaque

mirage autour d’un sternum en pause

redouter l’ennui

 

Pointer dans un murmure intime une présence dans les cheveux

pensée serrée

 

Manger son carré de chocolat

en parlant de ce que je fais

manger du chocolat

action suspendue par un appel d’air

l’envie après ?

 

Fermer les portes

saupoudrer le mur d’une caresse afin de sortir du geste répétitif

tirer la maille de l’embrassade interne

reculer dans son attitude

où es-tu les yeux fermés ?

Texte écrit pendant le score

 

L’esthétique de la marche s’arrête dans l’éclatement du ballon go tex

matière synthétique

suave développement vocal ressort bleu ouvert à l’horizontale situation

ouvrir à l’éclat du dedans

ouvrir pour entrer

choisir son point de vue, mettre ses chaussettes ouvrir le mouvement mordre le pouce de l’autre et repartir d’où l’on vient amplifier son éclat ensuite arriver à parfaire

les yeux fermés sentir la laine qui habille

on assiste à un entrechat des omoplates un wagon d’omoplates qui sort des railles

sortie du ballon vert

 

Revue de jazz chorégraphiée par des voix

revue de jazz revue et corrigée par une entrée

entrée entrée entrée entrée suspendue

à un récit déplacé à dos de cheval dans un paysage sacrément agité en perte de luminosité

esprit de la forêt esprit masculin unit dans l’Union acrobatique suspendue par le cou près à être scotché à un genou droit emballé par un pull autour d’un tas blanc indépendant du système musculaire

deux sur un pied en ligne avance pour sortir faire avec faire avec faire avec faire avec faire avec faire avec faire avec son élan élan son avec la bouche fermée écoutant ce qui n’a rien de lumineux dans ce tee-shirt bleu

fermer les lumières dire ce qui colle sensuellement aux griffes avant de sortir

une émission d’ondes renversées sur le sol ferme l’action.

 

A bras le corps perdu les larmes étalées sur le sol comprennent la douleur de ce qui est intuitivement beau

dans ses joues gonflées dans cette tape au cul dans le son de dehors

écho d’emboîtage humain dans un bocal

le christ perd ses bras dans l’union sacrée

rejouer la leçon du fer à repasser défenseur du saumon en tranche déplacer le sujet autour de la scène du manche à balais rentrer en méditation

la tête remplie de bisous l’aveugle situation prend fin

entrer dans la ligne parallèle caresser la ligne douce rentrer dans l’attitude perpendiculaire tourner le regard vers la composition cinq oreilles écoutent le discours du sol cinq chiens déplacent leur pouvoir pour faire sortir les hommes et laisser la place aux femmes assoiffées

drame éclat partie de jambes en l’air qui laisse place à une accalmie climatique dans le bocal d’eau douce

nomenclature de corps chimiques