Tuning Blog

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jeudi 25 février 2010

mardi 23 février

Pour commencer l'or gît a dit Bapt. De la masse, du muscle, de la résistance, quelques suspensions par la peau. La joie dans l'espace: se retrouver avec quelques jours de pratique en perspectives. Bascule au noir, send your senses out.Inhibe le call open. Ca me rappelle une exploration dans une pièce couverte de nuit en duo avec Bapt tout une après midi. Le call unisson entraîne le quintet. L'accordage se trouve par le son, jo jo jo jo jo jo JO. Peu avant apparaissait pour la première fois le call Simplify, peu après est apparu Complexify. Caroline fait part du fait qu'elle a pu accueillir le complexify et le reconnaître alors que son attention se portait au rythme, à l'oreille, alors que kinesthésiquement Pascale et moi nous avions l'impression de ne pas atteindre un plus grand niveau de complexité. 1'avais la sensation, de part le brouillage que je finissais par produire, de ne plus donner qu'une seule couleur, celle qui apparaît lorsque toutes les couleurs sont mélangées, en son on parlerait de bruit. Pascale mentionne que le Shift pourrait se faire simplement en passant d'un sens à l'autre, je porte attention à quelque chose par l'oeil, Shift, je reste connecté à l'objet et j'y porte attention par l'oreille.
Alors que Caroline et Pascale bien échauffée jouaient de bras et et de bustes, j'ai eu la déferlante de call Reverse, Pause. J'ai eu envie d'être à leur place et en cherchant le call pour pouvoir faire l'expérience qu'elles étaient en train de faire j'ai imaginé entrer et caller "Challenge me", sorte de désir adressé à l'activité des Watchers.

samedi 13 février 2010

Un jour Lisa m'a demandé

Un jour Lisa m’a demandé “N’est-il pas intéressant de prétendre ?”. C’était après le cercle de paroles en fin de stage. J’avais posé la question “Est-ce que le désir se construit ? Ou existe-t-il tel quel ?” Je ressens ces deux directions possibles. L’une est sonder l’essence du désir. Je fais parfois un focus, et me perds à traquer sa naissance. Comme pour être sure d’être au plus juste. L’autre est croire. Être sure que le désir est en moi. Par l’interaction avec le collectif (le contexte et les partenaires), j’alimente cette sensation que je crois être mon désir, je la modèle. Je la construis. Je la fais exister. Ces processus ouvrent deux horizons, l’un du dedans, l’autre du dehors.

Quand Lisa me dit “Porte de nouveaux habits, et vois de quoi tu as l’air avec”, j’entends “Oui ! Essayer et voir. Oser !”. Prétendre que je peux cheminer sur ces deux voies en simultané.

C’est ce qui m’est arrivé à la weekly practice. Le Tuning Score me semble une vaste étendue où me stratégies sont chamboulées. Déstructurées. Jouer le jeu de ce score m'invite au simultané de sentir et agir. À l’instantané d’être et exister.

J’ai vécu la perte. De mes habitudes. J’ai été happée par le présent. Dans le gouffre d’un réel collectif jalonné d’appels et de cygnes. Un réel onirique. J’ai été totalement désorganisée. En chantier. Dans l’urgence de l’instant. Cette urgence est belle pour ce qu’elle est.

Caroline Boillet

vendredi 12 février 2010

Residency feeb 2010

date
tuesday 23 feb au friday 26 feb
10h - 18h

lieu
école 6, rue de l'agriculture, 1030 Schaerbeeck
Tram Helmet, N°55

people
Pascale Gille, Félicette Chazerand, Franck Beaubois, Caroline Boillet, Baptiste Andrien

theme
tuning and syntax of communcation

tools
1 hour every day of recording report (audio and/or video)

event
presenting tuning to a class of the school

syntaxes de communication

Objet spécifique de la recherche : A travers les différentes rencontres des deux pratiques (signes et appels), il nous est apparu essentiel de donner un temps de recherche plus conséquent à la question du lien entre les procédés de communication et les mediums de la danse et de la musique. Ce qui est caractéristique à chacune de nos pratiques, c’est que « ça parle ». En effet les signes gestuels ou les appels vocaux ont mis en évidence l’utilisation de syntaxes de communication entre danseurs, musiciens mais incluant également l’observateur, l’écouteur : chacun est amené à décoder tant le contenu que les procédés de communication. La danse, la musique, n’ontelles pas comme fonction première de communiquer ? Ainsi, nous considérons tout mouvement dansé ou son musicale comme « une proposition de communication ». Si le signe ou l’appel constitue une syntaxe prédéterminée, c’est-à-dire que nous nous entendons relativement sur leur sens, le mouvement dansé ou le son musicale sont quant à eux souvent équivoques. Comment donc penser la relation entre signe/appel et mouvement/son ? Comment passe t-on de l’un à l’autre ? Par exemple : vider un signe ou un appel de sa dimension référentiel pour qu’il se démarque uniquement par ses caractères physiques et devienne pur son ou mouvement. Et inversement. Comment synchroniser le signe ou l’appel à l’activité du danseur ou du musicien ? A ce stade, nous avons été amenés à découvrir que le signe ou appel peut être utilisé par intégration ou distanciation. L’intégration suggère que le signe gestuel émis par un danseur pour communiquer avec un musicien, par exemple, fasse partie de la globalité de sa proposition de mouvement. Par contre, il pourra marquer la distanciation, s’il isole le signe gestuel de sa proposition de mouvement. En résumé, soit la syntaxe s’intègre directement au medium du corps ou de la musique, soit elle s’en détache en marquant l’autonomie de son champs (mouvement-musique-syntaxe), ce qui nous offre un panel intéressant de possibilités et de choix. Ainsi, nous voudrions poursuivre ces recherches sur la nature du mouvement et du son, en considérant les différents mediums sous leur aspect fonctionnel dans le jeu de la communication et de la composition.