Tuning Blog

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lundi 4 juillet 2011

Compte rendue du jeudi 23 juin 2011 chez JOJI & JO par Brune

Première partie : discussion autour d'un thé à la vanille et des tuiles aux amandes faites maison.

Pour ma part deuxième partie :



nous avons parlé du spectacle de Julien Bruneau "Phréatiques - Oracle score", en mangeant nos sandwichs : - Quatre femmes habillées super classe assises, accueillent le public, une femme ce lève ferme les yeux et donne une parole intime avec une perception sensorielle dans un micro, mit en image indépendamment par une autre femme faisant interaction ou abstraction à cette parole vibratoire. Conclusion : Le costume classe à talon donnait une lecture au travail (officiel) "de la représentation" pour ma part je retrouve un code dans lequel je peux fantasmer et amener un certain lyrisme imaginaire face au dispositif proposé. Intéressant de voir que le costume amène une dimension dans lequel nous pouvons sortir du contexte qui est proposé.

Nous avons parlé un peu des différents regroupement et communauté Bruxelloise en concluant que c'est pas facile de trouver des lieux et des communautés généreuses portant aucun jugement sur le choix du travail.

interlude : Pour qui on travail (labourer, chercher, façonner) pour soi et la reconnaissance de soi ou pour donner soi dans une obsession afin de donner un point de vu sur un monde ? La reconnaissance au service de qui ? Des lieux, des attentes d'un certain public, d'une communauté, de ça communauté, de tous, pour la liberté.... Pour l'argent, pour avoir un sourire d'un dixième de seconde. pour qui on travail ?

Ensuite nous avons parlé du bmc, comme quoi ça devenait à la mode en Europe. Cette pratique devient reconnus par le système comme pratique et pas seulement thérapeutique. Seulement aujourd'hui on peut trouver un fonctionnement d'aide à la formation et c'est toujours énorme le temps de mise en place du système pour répondre au phénomène de mode, j'ai pas tout suivit par la suite car ça parlait en anglais, et je voulait pratiquer.

Ensuite on est partie pendant 1 h sur le single image pour ma part avec Baptiste. Eva et pascale sont restées plus tard par la suite, pour ce masser, ce faire du bien et ....?. . le single image : l'observation principal pour ma part est que l'espace, les yeux fermés était complètement intégré. C'était impressionnant la précision de mon placement dans l'espace ainsi que mes choix et la position en sentant l'autre. Faire confiance à mon déplacement, le corps s'organise tout seul. Je regarde l'espace avec mes oreilles la mémoire et la sensation.

Eva : On part avec les consignes du single image au fur et à mesure et on constate que nous nous approprions les données pour en faire un espace de jeu à par entière du tunning score, avec toujours en mémoire le single image comme base dans lequel on pouvait s'y raccrocher et qui donne un énorme espace de créativité. On a pu observer un déplacement du single image ou sont vocabulaires ce déplacent et ou une complexité de cette base ce développe à travers la simplicité du single image.

Pascale fidèle au retranscription du travail de Lisa : "le temps de silence" dans "le repeat" et que le temps de silence était un temps à par entière d'un moment vivant : le prendre en compte ce temps existant comme les autres même s'il n'est pas en action concrète.

dimanche 3 juillet 2011

report weekly 24/03 : titrer l'esthétique

report au départ de la session :

distinction entre :

-> le sentir : conscience, scanner système nerveux vitesse lente

-> le ressentir : action sans inhibition système des liquides vitesse rapide

partition :

  • warm up solo de 40 min.
  • 5 minutes solo : RESUME WARM UP.

pour les watchers : AVALANCHE DE TITRES DE LA DANSE QU'ILS VOIENT.

  • talk score :

-> celui qui a dansé nomme sur quoi s'est porté son attention, à quoi était-il occupé ? il prend le risque de condenser, en commençant sa phrase par "Baptiste danse…"

-> les watchers titrent : "Pascale danse…". Nous avons pu observer que le titre partagé renseigne sur la nature de l'observation. Pouvons-nous classifier différentes essences, différents genres ou goûts d'observation ?

-> Se risquer à un titre qui porte les différentes observations partagées, également sous la forme "Caroline danse…".

  • le player va danser la danse de ce titre.

-> Analyse de l'esthétique des titres de watcher. Comment renseignent-ils sur l'esthétique de chacun ? -> Comment se sont organisés les titres pour chacun ? -> Comment les collègues résument, déduisent et se risquent à la première définition d'une esthétique ?


exemple : Caroline :

Caroline : "Caroline danse l'ambiguité entre l'air et le liquide". Pascale : "Caroline danse la sensualité". Baptiste : "Comment on peut dire un explorateur en Afrique ?" Pascale : "Anthropologue ?" Baptiste : "Non, sans diplôme, avant même que l'anthropologie soit née ! Explorateur, aventurier. Caroline danse l'exploration aventurière". Pascale : "Oui, j'ai vu ça aussi, mais je n'arrivais pas à le titrer. Ce qui m'a questionné : Ne peut-on pas titrer l'exploration ? Si on devait trouver un genre, qu'est ce que porte ce titre ?" Baptiste : "Caroline danse l'étude". Pascale :"Ah oui, quelle est l'essence de la danse, sa nature, son genre ? : l'étude. Par quel outil ? l'exploration aventurière. Qu'est ce qui s'en dégage ? la sensualité."

exemple Baptiste :

Caroline : "Baptiste danse l'espace du dehors et du dedans".

Pascale : "Baptiste danse la métamorphose".

++ exemple : Pascale :++

Baptiste : "mon titre : du dessin scrupuleux à la caricature grossière. Pascale danse du crapaud à la ballerine".

Caroline : "mon titre : le paradoxe de la pêcheuse. Pascale danse la survie raffinée, et pas toujours".

Baptiste : "Est-ce que tu peux définir raffinée ? Pour savoir si ça se croise avec scrupuleux ?"

Caroline : "Raffinée semble une analogie au micro détail du mouvement. Comme des ornements, ou des ponctuations baroques. Oui, je dirai que ça rejoint scrupuleux".

exemple de précision d'esthétique par les titrages : Caroline :

titres de Caroline : pour la danse de Baptiste : "le jus de talon" "le ciel sanguin". pour la danse de Pascale : "le paradoxe de la pêcheuse".

= le rapport ou l'esthétique d'une association. Pascale : "mise en abime d'un aspect scientifique, organique, tangible, et de l'imaginaire. Ce qui donne une poétique assez spécifique, qui correspond bien à ce que je connais de toi".

samedi 2 juillet 2011

report weekly du 17/03 : aux sujets d'un paradigme...

paradigme : organisation abstraite, formelle, reproductible de mille façons. la façon dont Lisa titre une danse, ou plus globalement la danse d'une personne semble être un paradigme esthétique : autrement dit la caractéristique propre, la touche personnelle qui renseigne sur toute l'oeuvre de cette personne. Tarkovsky appelle ça la figure.

introduction d'une weekly talk practice :

Baptiste reformule et complète le témoignage de Pascale : Je me souviens que tu étais préoccupée par le silence.

Pascale : Oui, nommer les différents types de silences, creuser cette question pour trouver plus de ressources.

Baptiste : Tu as dit Quand ca me dépasse, j'ai trop de sentiments négatifs qui arrivent que je ne peux pas organiser. la méditation avait été évoquée en outil à ces moments de silence.

Pascale : Je vois un potentiel esthétique porté par Franck. Il manque dans cette conversation. J'ai pu entendre dans les feed back de Baptiste (notamment sur les rapports dans le groupe, et ce rôle de gourou qu'on a pu nommer) que Baptiste lui-même traque quelque chose : une force encore plus puissante : celle de Franck.

Baptiste : Oui, j'ai un plaisir à regarder et à faire.

Pascale : Je me suis risquée avec Lisa à donner un titre à cette esthétique : Kabuki. (même si je n'en ai jamais vu !)

Félicette cherche une vidéo sur you tube : http://www.youtube.com/watch?v=fa_3FmZt9t4 Nous la regardons.

Baptiste : J'ai dit à Lisa que sa danse me faisait penser à du kabuki. Elle a répondu pourquoi : Parce que mes gestes sont fonctionnels.

Pascale : Ah oui ! Ce travail sur l'état de présence fait que c'est hyper incarné.
Mais c'est pas le bon titre alors, il y a cette musicalité, et l'aspect tranchant du mouvement dans le kabuki.

Félicette : Baptiste, tu as une présence très forte. Je dirai que Franck donne la lumière sur le paysage, le révèle, le met en valeur. Il est moins dans le mouvement dernièrement. Toi Baptiste, c'est une présence, une complicité avec le paysage. Il y a aussi du kabuki dans Baptiste.

Pascale à Baptiste : Ton propre goût : l'océanique, le kabuki a l'air d'être spécifique à ces derniers temps. Ca semble du même ordre que le rapport discussion/pratique qui est d'une autre proportion ces derniers temps. Alors je pose la question de la physicalité. Car, je cherche une physicalité rapide. La question fondamentale que je me pose c'est : Quels sont les canaux de communication dans l'océanique ? Il a beaucoup de doutes dans ce que je perçois, dans ce qui est joué dans l'instant, il y a peu d'expression envers la musicalité, ou la construction de l'espace. C'est de plus en plus neutre par rapport à l'expression corporelle. Donc, je pose la question : A quoi est-on en train de jouer ? Qu'est ce qui communique que je ne comprends pas ?. En terme de spiritualité, je me donne le doute de quelque chose qui se joue que je ne comprends pas. en rapport avec l'ignorance.

Félicette : Par avant, nous suivions dans notre pratique des exercices très précis (tirés de la pédagogie de Lisa) qui nous canalisaient.

Baptiste : Je me souviens d'un temps de pratique à la salle de l'école 6 qui a amené une certaine satisfaction, comme un paradigme du continuum de l'échauffement qui devient organiquement composition. (De l'échauffement personnel, progressivement, nous sommes entrés en communication collective, avec une oscillations entre une interaction à l'espace, à l'espace sonore aussi avec composition de la parole, et des retours à l'échauffement par le contact. Félicette s'est retiré. Eva est devenue watcher, avec trio Pascale, Baptiste et Caroline. Caroline est devenue watcher, avec duo Pascale Baptiste. Baptiste est devenu watcher avec solo report de Pascale. le feed back d'Eva portait un goût pour le changement de vitesse.) Dans cette pratique, les canaux de communication n'étaient plus explicites.

Pascale : Oui, je me souviens que c'était très joué, et j'y survis assez facilement. Je parle quand c'est encore en dessous. D'un côté, je veux bien regarder avec une certaine ignorance. De l'autre, j'ai envie de teeser mes partenaires pour me renseigner sur les partitions personnelles. L'autruche, c'est un titre supplémentaire. Je dirai que l'autruche, c'est la force des partitions personnelles. A la fois les partitions personnelles sont importantes pour proposer quelque chose, et à la fois quel est le jeu ? Dans le projet de Patrick, le jour où j'ai médité, je suis allée chercher dans mes propres ressources. Je me suis isolée. Dans quelle mesure le fait d'être en groupe aurait transformé mon expérience ? Ca l'a transformé au niveau émotionnel. D'ailleurs, maintenant, il n'y a plus les échauffements à 2 dans les dernières pratiques du groupe. A la fois il y a des choses très intéressantes qui se jouent là aussi. Mais l'inconnu me fait peur, par rapport à mes propres mécanismes de survie. Je sais pas les codes. Ce n'est plus framé de la même manière. C'est fort en mouvance. Le futur va amener des résolutions. Le futur va simplement les traverser.

Féllicette : Moi aussi je le sens ce manque pour le mouvement.

Baptiste : Ces temps de discussion sont nouveaux pour le groupe. Avant, ils étaient beaucoup plus éloignés de nous. Plutôt dans l'héritage, la filiation. D'ailleurs, ça a toujours été le consensus de jouer ton désir : Si c'est le cas, alors tu quittes la discussion et tu fais ce que tu as à faire. Je reconnais que ces derniers temps, j'ai moins besoin de physicalité. Mais le fait que ce soit porté par d'autres peut me la ramener. L'espace du jeudi, c'est comme un single image qui se construit.

Baptiste sort de la poche de sa veste un bout de mouchoir blanc taché de rouge. Il le pose sur la table, nous observons.

Pascale : Quelle esthétique te plait ? ++ Caroline :++ J'ai envie de m'y coller. Le contenant est symétrique, carré, harmonieux. je fais une analogie avec l'espace du studio, blanc, les trames du papier comme les briques des murs. Je construis une narration entre les mots et les dessins : comme si celui à table en train de manger induisait par son imaginaire une danse de l'espace, et celui en train de danser déduisait cette danse. La narration ouvre l'espace vers le coin à gauche.

Pascale : Les mots que je retiens et qui m'inspirent sont : contenant. narration. analogie. l'association narration et imaginaire.

Baptiste : Quel serait le titre de cette danse ?

Pascale : Peut-être que j'en serai capable après avoir entendu un report.

(Baptiste sort de sa poche un deuxième bout de papier blanc gribouillé de mots en rouge : ses notes de la pratique solo de la semaine passée.)

Felicette : Vous avez une belle complicité tous les deux. Pascale traduit en geste ce que Baptiste met en jeu dans l'espace. ++ Baptiste :++ C'est un fameux paradigme ça ! (de cette relation)

Pascale : Je pensais que tu disais ca en terme de masculin féminin ! mais non.

Félicette : Ah oui, comme je dis que Cunningham est le pendant masculin de Trisha Brown, et Trisha Brown le pendant féminin de Cunningham.

Baptiste fait un résumé de la précédente weekly practice où il était seul à pratiquer : Je me suis mis dans l'espace avec concrètement la question Quels étaient les phénomènes qui allaient se révéler ?

Premièrement : l'imaginaire : Beethoven, se projeter dans l'espace en différents endroits. La première image, le premier désir : j'ai mis la table dans l'espace. un temps de danse et de table.

Aller retour entre une danse emprunte de verbalisation, et une écriture emprunte de physicalité. Observation que c'est complètement réciproque, enchevêtré, à la fois paradoxal.

Etant seul, j'avais le désir de lier une expérience physique à une expérience qui est communicable.

Mon désir tournait autour de cette question du social : C'est quoi la différence entre écrire et discuter ensemble ? Entre un solo et jouer le jeu d'une danse de la communication ? A partir de quel moment une danse devient une inscription sociale ? Ou, à quoi je reconnais qu'elle est proprement encrée dans le désir de l'individu ?

Social = une forme de bavardage (pour la discussion comme pour la danse).

Pascale : Oui, tous les comportements sociaux nécessaires à notre apprentissage qui nous éloignent de notre propre essence.

Baptiste : Parce que j'étais seul, l'espace vide est rare pour moi, je redémarrais vierge.

point de depart : from scratch. puis, tout de suite : oui, mais en français s'il vous plait !

Question centrale : Qu'est ce qui est satisfaisant pour moi ? Outil : BEGIN END : je cernais les moments satisfaisants par begin et end. ils étaient courts, quelques secondes.

Pascale : Qu'est ce qui s'est passé ? Pour soutenir et étendre cette satisfaction, est-ce que tu as utilisé les outils du tuning ?

Baptiste : Je ne les ai pas utilisés, ils sont en moi. Mon propre feed back des images du projet de Patrick, c'est que j'ai vu un corps avec une grande retenue. J'ai cherché l'antidote : que j'ai titré : le formidable électrique jus, en mémoire à certains moments de danse release, qui ouvraient la forme de variations possibles.

Pascale : Oui, une certaine vitesse, un lâcher prise, des déplacements.

Baptiste : Je continue. est arrivé ce croisement entre Qu'est-ce qui m'intéresse de voir ? et de quoi j'ai besoin ? J'étais pris par deux fantômes : Lisa et Steve.

Lisa : elle danse l'apprentissage. Sa danse est une invitation à apprendre un espace, un environnement. Steve : Il danse le jeu de l'étude. il danse ce qu'il connait et il en joue. c'est dans la manière dont il joue que je vois la danse.

Félicette : C'est vrai que l'assimilation de ces deux filiations est tellement claire chez toi.

Pascale: Et l'un est antidote de l'autre !

Baptiste : Ah oui ! je n'avais pas vu ca !

là, j'ai pensé à Anna Halprin : je n'ai rien de commun avec son esthétique. pourtant, est ce que ce que j'aime voir, c'est ce dont j'ai besoin ? et est venue la phrase : Quoi que je fasse, la manière dont ils sont fantômes pour moi, c'est mon histoire. les laisser à l'état de fantôme.

                                                              -

''Et, c'est sur ces méandres que s'est fini la weekly pour moi ce jour là. Je ne sais pas de quelle manière les fantômes ont trouvé leur place, et l'oscillation entre besoin de la matière et agencements du regard se sont accordés. Mais j'imagine...
J'imagine que la présence de ces fantômes a donné corps à l'espace, et l'a chargé. J'imagine aussi que ça a ouvert un espace autre, de passage, de circulation, filandreux et lumineux. J'imagine enfin que la danse, réelle ou fictive, peu importe, s'est déduite de cet espace autre, et s'est dédiée d'elle même aux fantômes, tel un clin d'oeil qui engage vers le futur.''