Tuning Blog

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dimanche 6 novembre 2011

Jouer aux Echecs, jouer au Go, jouer GO et pèle mêle

Bertrand M écrit: Le vrai défi des ordinateurs d'échecs n'est plus de battre les humains mais de résoudre purement et simplement le jeu d'échecs, c'est à dire de définir la partie idéale pour les blanc et les noirs. On saura enfin si l'avantage du trait (cad le fait que les blancs jouent le 1er coup) est décisif ou si les noirs peuvent échapper à la défaite et obtenir la (partie) nulle. La tâche des Grands Maîtres sera de connaître les principales variantes de cette partie idéale.
A chaque moment le nombre de posture que peut prendre le corps lors du jeu, le nombre de pensées concomitantes, le nombre de variations émotionnelles est in(dé)fini.
97 Kasparov perd contre Deep Blue, 1,4 tonne, 1,80 m et 20 personnes pour qu'il fonctionne, le poids pour anéantir l'humain aux échecs, Kramnik, en 2006, surnommé Monsieur Iceberg pour son sang-froid, perd contre Deep Fritz plus froid encore, car la différence est là aussi, l'invariance et la stabilité (mécanique) lors des opérations logiques.

Il y a 10 exposant 120 parties différentes possibles aux échecs, aux jeu de go le nombre de combinaisons possible serait de 10 exposant 600. Dans la pièce Go quel serait le nombre de combinaisons possibles?

J'imagine un humain jouant Go avec un ROBOtt, un ordinateur extrêmement puissant, Calculant 10 puissance 1000 à la seconde (beaucoup). Ils vont se livrer à une rude partie de jeu d'esthétique? L'ordinateur absorbe dans sa base de donnée BIPED de M Cunningham (et pourra le danser à la perfection de ces muscles synthétiques), le pointillisme n'occupera en rien sa mémoire vive, il sera capable de sculpter mille variante d'une vénus dans des protéines de substitution, avec ces grosses pinces sensibles (hou), tout en extrapolant/explosant l'espace il fera des rimes comme l'on pète ou rit, le tout avec une musicalité calculée à partir d'algorithme vachement bluffant et in selon le gout du moment comme du bibop. Pendant ce temps là, pour préparer sa partie, l'humain boit tranquillement des bières, ou bien il dort, ou bien il rêve, (peut-être fait des runs de Tuning) et puis enfin n'importe quoi, il vit.

La stratégie spatiale de base aux échecs est d'occuper le centre. Dans le jeu de go des globules noirs ou blancs absorbent le territoire, le digère et négocient le vide.

J'écoute Lisa: trouver la dérivée ou trouver la primitive, l'origine, trouver le un. Elle fait des mathématiques?

Avec qui joue-je quand je joue à Go? Qui suis je? Wiki: En mathématiques, le gogol est le nombre dont la représentation décimale s'écrit avec le chiffre 1, suivi de 100 zéros (10 puissance 100 ).

A table face à l'infini, un temps créatif va commencer. Vivement cette prochaine partie sur terre.

vendredi 4 novembre 2011

123 soleil

vendredi, report à 4 mains,

pause l'occasion de prendre une pause

tea time B, dans un temps de conversation au cours de l'échauffement dont elle fait partie, (la conversation "échauffe") nomme le mood du moment: Tea Time. Par la suite, Tea-time est rappellé plusieurs fois. Récurrence. Conséquences, il devient un call, qui induit: un relâchement, un temps d'abandon et de délassement avec un certain maintien (faut bien tenir sa tasse), le même effet qu'un END tout en gardant les matériaux présents, abandon des intentions, mouvements familiers/quotidiens/, désinvolture, perte du sérieux, produit une richesse de materiaux-mouvement; qu'un call peut venir souligner et ramener dans le flux ;-) ://)?; du tuning score

nommer les conditions du RUN avant qu'il ne commence (pour ne pas perdre de temps), F: en réponse à la question d'hier, un RUN où il y avait une absence de call. Quand il y a l'échauffement, on sait que c'est l'échauffement (partition ouverte, disponibilité de fait à tout ce qui va arriver), alors que pour un RUN il faut savoir à quoi on joue.

ABB ABA ABC

Les fantômes étaient là. Le fait de pouvoir convoquer sur le visage Lisa, Steve, PAscale, Ma grand mère ouvre un champ dans le face à face: une ironie, un autre … la face à la face peut être remplacée

Les grand mères en soi. C'est un mood, un autre tea-time.

Reflect

Nous avons joué un score, enfin on a découvert à postériori qu'il s'agissait d'un score. Dans ce score le Pause devient l'occasion de saisir la physicalité du partenaire (ce dans quoi il est engagé à l'instant de la pause) et l'incorporer immédiatement, ce qui revient en duo à une bascule permanente dans l'espace entre les deux activités des partenaires. Se déduit de cette expérience de score le call Reflect: reflect le partenaire, reflect un élément de l'espace, une partie du corps reflect une autre, etc. Le temps encapsulé du Reflect est libre (court ou long) comme son objet. Un diamant qui par une de ses facettes renvoie l'image de ce qui l'entoure. trad: reflet

1. Echauffement 2. Free Pause midi, sieste 3. RUN 1 20 minutes, ouvert (pour donner matière aux RUNS suivants) 4. RUN 2: tea-time, feedback sur RUN 1 5. RUN 3: non formulé (F a dit par après que B avait formulé un terme lors du RUn qui permettait de reconnaître l'entité du RUN) 6. RUN 4: imaginer la presence d'un public, 20 minutes 7. feed-back… portant notamment sur les structures de début de RUNS… l'ellipse… quand appelle t-on le begin? Quand on s'appelle pour se voir pratiquer GO, quand on organise l'espace, quand on en a l'intention, quand on est déjà à table?… suite : et plus précisément sur la formule de commencement utilisant single Actions + END: combien de ENDS et quelle signification et rythme ce nombre donnera t-il à ce qui va suivre?…. pause 8. Explorations de structures rythmiques et de composition (table, sans objet d'abord, juste main ou tête pour éviter la complexité geste + objet, rester sur 1, call: END): A, B, C: ABA, AAA, ABC, etc.. Oscillation entre rythme et sens. Il est possible d'identifier sur un élément ou une série d'éléments, comme à l'école l'ensemble A, quand il s'agit d'un ensemble, F perçoit un enjeu à l'ordre des A B et C … B reformule: la curiosité de F semble excitée dés lors qu'une action comporte en elle-même plusieurs temps, ou chapitres. La différence entre une rime et un refrain. B repense à son appréciation d'avant le troisième temps, A et B ont été donnés, et puis… suspense: A, B ou C? qui donnera une relecture de l'ensemble? A un moment le score a été: sans rien vouloir faire, appeler END dés lors qu'on a perçu trois entités. Observation: B est-il un dérivé de A, quelle relation opère t-il avec A? F : il faut toujours A, pas nécessairement un C ou un B…. c'est bête!

F a quitté la table et consulte le dictionnaire au mot: métonymie: une fine lame est une métonymie ou boire un verre

F : qu'est-ce que serait de se revoir demain? B: reporteront les fantômes F: vu que 3 sera dans longtemps, il sera 1. Est-ce qu'on peut se contenter de A & B? est-ce qu'on attend pas irrémédiablement C? Est-ce que ABA existe vraiment quand A est répété pour la première fois? Par contre, F a pu sentir le plaisir de la répétition AAA ou plutôt A A' A''

B fera un topo sur la base 3 + envisager les bases autres (exemple base 10 avec laquelle on a l'habitude de fonctionner, quid des autres bases culturelles)…

jeudi 3 novembre 2011

go, une première tranche

Jeudi 3 novembre 2011

F a l'envie qu'on choisisse une captation video de Go pour l'étudier et avoir une référence à un objet commun.

1 Visionnement de la vidéo Go par Steve et Lisa (Gent).

2. Echange autour de la perception de chacun: Pour F, il s'agit d'une oeuvre. Il note qu'il s'agit d'une répétition (la manière d'être engagé).

F souligne la nature en expansion de la structure de GO: une table, deux personnes assises, lumière concentrée sur des objets qui apparaisse le temps d'une action, ponctuée par un END. Peu à peu, la lumière s'étend, comme les calls se diversifient et les corps investissant de plus en plus l'espace.

B&F manifestent leur envie de trouver des analogies à ce que GO met en place, tant sur le dispositif que sur le contenu.

Pour B, Go c'est une conversation sous la forme d'un jeu d'échec. Echec, un duel ? proteste F.

Qu'est-ce qui est propre à GO par delà le dispositif et la structure et Scott et Lisa (et Steve)?

F: Go serait arriver au point où l'état de danse est manifeste et qu'on puisse se passer des calls, les deux danseurs étant alors accordés entre eux, à l'espace.

B met en perspective la possibilité de jouer GO, quelque soit les contextes, jouer, éprouver, tester de nombreuses structures et variations de formes possibles

3. Echauffement B a reconnu le pattern propre aux rencontres F&B à échanger verbalement durant l'échauffement, soulignant l'aspect conversation déjà mentionné à propos de GO (matériau à utiliser en tant que tel?). Autre pattern: coordination mains visage B mentionne toutes les Fins qui existent propres à chaque système ou corps, leur temporalité propre (Fins des intestins), F: qu'est ce qu'on Pause dans la Pause?

4. RUN 1 "L'appropriation d'un questionnement/à l'aube, les fantômes/

Choix d'objets. Constatation: une table à roulettes est déjà dans l'espace (avant nous).

Plutôt que de jouer la structure en expansion de GO c-à-d qui part de la table pour se répandre dans l'espace, ici, une fois le dispositif mis en place, B&F l'observent du dehors et investissent par incursions (courtes propositions, ponctuées de END) la table et ses objets et également des éléments de la périphérie (mur, fenêtre), ce qui contextualise la table. Plus tard: "advance" mettra B&F à table. Finalement tout tourne autour de la table, pas encore de danse engageant la totalité de l'espace, le référent restant la table. Beaucoup de jeu avec les objets.

F: comment laisser les matériaux/objets se révéler sans l'action de ma volonté?

F observe le temps nécessaire dans ce Run pour arriver à une disponibilité de jeu, ce temps est-il compressible?

B: est-ce que ça fait partie de la partition, à savoir le recours aux Single Actions pour échauffer cette disponibilité plus directement?

F se rappelle: B ferme les rideaux noirs, rappelant le contexte théâtral de la pièce, mais tout au long du RUN la lumière naturelle ne cesse de se manifester, offrant une double lecture, la table est alors parfois dans un espace non théâtral qui offre un autre contexte que celui vu dans Go. Ce sont d'autres conditions de jeu.

5. RUN 2 "l'os à mordre

Redistribution des objets dans l'espace, B fait disparaître la table. A posteriori, F comprend que la table est l'espace, une énigme à résoudre. Long temps d'observation autour du Begin. In fine, après un temps long et pesant "d'improvisations peu buvables" (dixit B), GO arrive par derrière nous. En faisant fi du départ en Single Image de GO (mesure du temps d'une action, échanges de ENDS entre partenaires), on s'est confronté à un temps important d'organisations, c-à-d de comprendre ce à quoi on joue ensemble. Moins les règles du jeu sont explicites, plus ça prend du temps, peut-être? On questionne l'utilité des calls. F reste persuadé que le travail de Lisa, c'est pas les calls, c'est l'intelligence de la communication.

A l'état de grâce du RUN 1 succède RUN 2 évidemment (on peut se permettre une petite généralité) insatisfaisant après la joie du 1, il y a donc quelque chose à mordre.

B se rappelle d'un moment de danse on the GO dans le RUN 2 (solo, exploration physique, tonus soutenu, flux tendu, beaucoup de frappe du corps sur l'environnement, jeux de poids), contrastant avec l'inhibition, comme un écho à la frustration du début RUN 2; pour F, c'était comme marquer la volonté d'aller au charbon pour savoir où j'en suis. Stratégie pour engager du feed-back, stimulation du partenaire. Encore de la communication, avec soi-même, l'espace.

6. Vedett au milieu des hirondelles et d'une biblio au plafond