Boslawaii: le hurlement dans les bois

déroulé: 1 jour à la Rosieraie, 1 jour à l'Abbaye de Forest et 2 jours dans les bois, participation boslawaii le samedi entre 19h30 et 20H30/

Le premier jour à la roseraie nous a conduit à explorer l'espace sonore, en écho aux dernières questions de Bapt que Brune a désiré explorer. Cette première matinée d'échauffement, continuée par un temps de pratique ouvert dans la foulée, nous a donné accès à tout ce qui avait été évoqué avant dans la discussion de retrouvaille, rien ne se perd, et c'est toujours fascinant de voir que, sans force, tout trouve sa place, les désirs évoqués sont exaucés. Cela représente une méthode en soi, invisible, élégante, laisser nommer pour voir ensuite les phénomènes apparaitre.

Le son, et nos observations: L'attention au son génère un état de présence
Disparaitre au profit de ses oreilles, le "Send your senses out"
L'attention au son génère une construction spatiale autant que temporelle dans l'écoute et dans la production de l'évènement
L'attention au son que l'on produit glisse vers la question de la musicalité en prenant conscience du temps, des durées, when you start to "mesure"
Cette bascule est perceptible, je vois très clairement quand le danseur prend conscience de la musicalité de l'évènement qu'il décide alors de déployer ou pas, et s'il en a les moyens ou pas (suivant sa capacité à faire vibrer la matière ou pas, retour au son, retour au bruit?)
Comment le corps s'organise pour produire le son:
Il peut prendre une dynamique suivant un mode fonctionnel ou bien une forme de corps lié à l'imaginaire de ce qu'il va produire prochainement comme sonorité
Comment il s'organise pour entendre, écouter:
Investissement physique et posture dynamique, le système vestibulaire semble réveillé dans un corps en équilibre vibrant, en particulier debout, la position de la tète change dans son rapport à la colonne, elle semble peser un peu plus, être moins portée que lorsque c'est le regard qui est actif.

Brune nomme minimaliste le mode physique de notre engagement dans l'activité sonore.

Le premier jour est traversé par la question de Brune "Tu viens là pour danser?" (Peut-être secrètement pour faire de la musique!)

J'oubliais l'échappée belle dans le couloir: long temps d'exploration dans cet espace à plusieurs plans, et simultanéité avec une femme qui travaillait là et produisait son propre espace sonore qui trompait joyeusement nos oreilles lorsque nous tentions de capter la présence du partenaire eyes closed.