Tuning Blog

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lundi 30 décembre 2013

Lisa's movement of attention : extract

Nita: You’re interested in the doors of perception, but what you’re looking at has more to do with making action in the space, or changing the space, or changing yourself to perceive more or differently.

Lisa: I’m interested in dance behavior. And I’m very interested in what people would probably think of as incidental movements. I’m most attracted to movements that don’t seem to be important. I’m very interested in how the organism relates to the environment. And I see that very clearly when I’m looking at dancers on stages. I’m not talking about fidgeting nervousness. I’m talking about how we carve out something from what we look at to simplify what is before us. We choose, we shape, we reshape each other in our seeing of each other and that seems very efficient both for surviving and for getting very, very distracted from having an original experience or seeing something new. I am interested in the movement of attention.

source: www.movementresearch.org/criticalcorrespondence/blog/?p=498

vendredi 20 décembre 2013

un beau jour

D'emblée, aucun mot n'est venu accabler le futur.

Juste y aller. Voir ce qui arrive et "se servir des outils" (dixit Francky).

Toute la journée: plonger dans n'importe quel bain et observer la nature du jeu en jeu.
La joie de découvrir à deux les nouvelles règles.

Un des Patterns de composition/communication du jour: réactualiser une image qui a eu lieu et, le cas échéant, ouvrir une nouvelle direction (=le mouvement du rameur, l'éternelle reprise…).

Images: boire l'eau bouillante dans le creux de la main, le dos plein remplit l'espace haut, l'homme sans tête, les mains vers la petite chaise-femme...

Evenements: un mouchoir est tombé ce matin de la poche de Franck. Plus tard, mon bonnet. Ou comment le temps imprime l'espace.

Franck, tu disais que dans l'espace du Tuning ton regard est différent de celui de ton quotidien. Tu peux en dire plus?

Pour ma part: poursuivre l'observation des différences et répétitions. La continuité ou non d'une organisation, soit la substance du sustain ou du next, quand le sens se maintient ou bascule. "La compréhension et l'incompréhension" (Franck)

Dans la pénombre, un morceau noir est apparu dans un rectangle de lumière orange. Oh! Un petit cheval. Le dos serpente à chacun de ses pas, lents.
(on est à la Roseraie!)

jeudi 19 décembre 2013

Tuning Scores Log - Seattle Tuning Band!

Tuning Scores Log

A collective location for tuning scores reports and reflections
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http://tuningscoreslog.wordpress.com/

mardi 10 décembre 2013

entre chien et fin

vendredi
on est 3. On est au moins 5 quand j'arrive (Bapt, Franck, Caro, l'instrument sonore, le tissu pendu à la fenêtre). On est 1000 quand on repart. Les assemblages de bois pliables, le plan du fond, lisse, gris et froid, le sol et son bois irrégulier, le volume de la colonne triangulaire à l'arrière de l'instrument, le cylindre contenant un liquide, le vrombissement du chauffage, la lumière criarde qui pénètre la pièce, des plans horizontaux suspendus les uns à coté des autres, les rideaux, la nuit tombante, les chèvres et Auguste, la finesse de la lune...

"Le lien entre le langage et la conscience suggère bien des voies de spéculation (cela expliquerait la relative lenteur de la pensée consciente par exemple). Il est clair qu'une large part de ce que nous expérimentons ne peut être saisie par le langage; mais c'est un médium tellement extraordinaire que nous continuons à l'appliquer à toutes sortes de choses dans l'espoir peut-être de parvenir à une meilleure formulation; amenant l'inconscient, l'in"connaissable", ou l'indicible à l'état de conscience littérale." S Paxton, CQ XII n°2, spring/summer 87

Le duo. C'est le duo.

Let's try !

C'est le duo le fil d'Ariane de cette journée de pratique. L'échauffement s'entame directement dans le duo. Et le toucher léger, la peau reliée au poids, à la gravité me guident. Déjà là, il y a tellement de couches d'expérience possibles... Et puis il y a aussi celles des conventions culturelles qui, à une action, donnent une signification et la catégorise dans un registre relationnel bien précis. Ya toutes ces couches, des plus fonctionnelles exploratoires - l'autre comme environnement à ma propre expérience - aux strates plus fictionnelles et performatives. Je me rends compte à quel point les bordures sont mouvantes et floues, et pour autant structurées dans mon vécu, et structurantes, qui organisent mon environnement, mon rapport à cet environnement.

J'ai besoin de l'expérience du flux. Chercher à laisser faire dans la communication. Ya plein de sortes de dialogues, pas seulement ceux qui signifient, où le sens, meaning/interprétation est le canal de communication... La mémoire est tout à fait vaporeuse de ce premier duo. Sensation d'être à la maison. De déclencher l'imaginaire par d'autres accès que la vision.
Et puis un deuxième duo. Le watching s'y installe. Et c'est incroyable comme cette activité vient activer RECORD/STORE dans mon propre chef. La mémoire semble beaucoup plus nette, témoignant de certains moments précis. L'arrière de la tête assise. La paume des doigts debout. Comme une approche lente. Un faire connaissance. S'apprivoiser. Les antennes des cheveux sentent la présence, mais ne reconnaissent pas de forme, seulement la différence entre air et corps. L'organisation globale des doigts donne feed back sur le volume du haut du crâne. Comment cette organisation est reliée au sol, et vient lui donner une empreinte ? Ca m'impresse. Les mouvements sont légers. Mais c'est à travers eux que l'exploration de ma bibliothèque perceptive (ce que j'imagine et prédis, à la lueur de l'expérience vécue) se met en marche. L'imaginaire fonctionnel. C'est pour ça que le travail les yeux fermés me fascine. Pour enclencher l'imagination fonctionnelle.
Les appels sont légers eux aussi. Comme un vent chaud qui caresse les contours de l'action. Qui la rend plus puissante. Plus éveillée. Ca donne valeur à l'activité. Ca lui donne un nouveau mode d'existence. Quand je suis occupée à une activité et que SUSTAIN est chuchoté à l'oreille de l'espace, j'ai l'impression qu'on se renseigne sur la chose qu'on met en commun. Et ça attise mon goût pour venir rencontrer cette chose, y gouter par différentes entrées. L'opportunité flotte de venir préciser cette chose, ou de spécifier son goût. SUSTAIN c'est un début finalement...
Et puis SHIFT...
C'est fou SHIFT ! Quel puzzle ! Littéralement : maintenir l'intention, changer d'attention. Bapt donne l'analogie d'une lumière qui vient éclairer la part d'une organisation. Puis elle s'éteint et SHIFT en allume une autre. Ailleurs. Francky mentionne une discipline rigoureuse qui est de reconnaitre l'intention et de prendre, choper au vol, la première attention (nouvelle ?) qui passe. Combien de temps ça prend ? Comment ça entraine une désorganisation. Qu'est-ce qui fait qu'un passage opère entre l'organisé et le désorganisé... Entre l'ordre et le chaos... Pour moi, SHIFT c'est des bascules à partir du moment où une chose est établie, ou reconnue avec stabilité. J'observe que mes sens ont besoin de temps pour détecter ce qui est stable. Par exemple, dans REPEAT, l'expérience de SHIFT me parait claire. Possible. Palpable. L'intention est très identifiée alors. Le début et la fin sont marqués. Est-ce que SHIFT est REDIRECT aussi ? On s'est posé cette question. A la fois SHIFT est un call très intérieur, mais a des conséquences sur la globalité du corps. Pour qu'elles vibrent dans l'espace, ça prend un certain temps. En tant que watcher, j'ai besoin de temps. Pour engager mon imagination et une lecture précise de cette échelle. SHIFT dans PAUSE est fabuleux pour ça ! SHIFT interviendrait alors sur le flux pour donner du même et du contrepoint. Et puis de l'inévitable et de l'arbitraire...
On a discuté et pris comme question l'écart entre l'arbitraire et l'inévitable. Et suite à cette journée de travail, on dirait que l'inévitable serait les conséquences prévisibles d'une action. La chute par exemple, l'accident. Mais aussi ce qui est prévisible, en lien avec les caractéristiques physiques, concrètes des qualités d'un mouvement, de ses transferts de poids, de ses réponses à une impulse, ou une action... L'arbitraire, ce serait alors les prises de décisions. Ce qui est de l'ordre de l'intention et de l'induction. Mais comment ce registre lui-même est-il conditionné ? ...

à suivre